Que faire au jardin… en avril, mai et juin ?
A partir de mi-avril la nature se réveille, les forêts sortent peu à peu de l’hiver, les sous-bois se tapissent de gentianes et les premières orchidées apparaissent. Les aubépines les premiers fruitiers comme les cerisiers, poiriers et pommiers sont en pleine floraison tandis que sur le pourtour méditerranéen, les cistes roses et blanches et les coronilles colorent les pinèdes. C’est la période de préparation du jardin pour l’été et l’automne.
Les pelouses et prairies
La hausse des températures va redonner vie aux pelouses qui vont se parsemer de pissenlits, marguerites et cardamines hirsutes. Si la tentation est grande pour faire un premier passage de tondeuse début avril, tentez d’épargner ces petites fleurs riches en pollen qui permettront aux pollinisateurs sauvages de trouver des ressources à la sortie de leur hibernation.
Si vous voulez créer des zones de prairie, avril est le bon moment pour réaliser des semis. Si vous voulez semer des « prairies fleuries », il s’agira de bien choisir les espèces et de ne prendre que des mélanges constitués d’espèces indigènes locales. Nous vous conseillons de bous fournir chez des producteurs comme Le Jardin de Sauveterre (www.jardindesauveterre.com), le Ferme de Sainte Marthe (www.fermedesaintemarthe.com) ou encore Ecosem (www.ecosem.be).
Jardin d’ornement
D’avril à mai, c’est le moment idéal pour planter des vivaces et annuelles en godet qui fleuriront à l’été jusqu’à l’automne ainsi que les bulbes d’été. C’est aussi le moment de penser à végétaliser vos murs en plantant des rosiers ou autre espèces grimpantes comme le chèvrefeuille ou la vigne-vierge.
En mai et juin, il est possible que les pluies se fassent plus rares dans certaines zones. Il est important d’arroser les nouvelles plantations pour assurer un bon enracinement. Privilégiez le goutte-à-goutte et l’arrosage en fin de journée pour éviter une évaporation trop rapide.
Juin, c’est aussi la période des pucerons. Pour éviter l’utilisation de pesticides et produits chimiques, de nombreuses solutions naturelles existent comme le purin d’ortie, des mélanges à base de savon noir et d’eau (20 cl ou 3 cuillères à soupe de savoir noir pour 1 L d’eau à pulvériser directement) ou d’ail (porter à ébullition 1 L d’eau avec 5 gousses d’ail).
Les arbres et arbustes
Si vous n’avez pas encore taillé les arbres et arbustes, c’est déjà un peu tard ! Les derniers élagages se font en général au mois de février-mars, avant les montées de sève des arbres qui leur permettront de créer de nouvelles branches.
Aussi, il est déconseillé de couper des arbres et de tailler les haies à partir d’avril car de nombreuses espèces d’oiseaux sont en pleine nidification. En coupant un vieil arbre à cavité, vous délogerez peut-être une chouette et ses petits, des pics ou encore des colonies de chauve-souris. Patience donc jusqu’en juillet !
Le potager
En avril, on peut commencer à faire des semis sous serre de tous les légumes qu’on voudra repiquer. On peut déjà démarrer un carré d’aromates comme avec du persil, de la menthe, de la ciboulette ou encore de l’origan que vous trouverez facilement en godet. C’est aussi le moment de récolter les asperges et les premiers radis.
La terre se réchauffe doucement et il est possible de préparer les zones de culture en apportant au sol de la matière organique comme du fumier, du compost. Si toutefois vous êtes pressés pour commencer les plantations, n’oubliez pas de protéger les plantations avec des cloches en verres ou des tunnels ou tissus.
Pour repiquer les semis en pleine terre, il est en général entendu d’attendre la période des Saintes-Glaces (début mai) qui marque la fin des dernières gelées de printemps. Cette période passée, on peut aussi semer directement les légumes et continuer de repiquer les haricots, courgettes, choux, céleri. En juin, on repiquera les légumes d’été qui ont le plus besoin de chaleur comme les aubergines, tomates, poivrons.
N’oubliez pas de garder un constant paillage à base de paille, épluchures ou herbe coupée qui permettra de maintenir l’humidité et la nutrition des sols.
Hortense SERRET