L’Actualité de la biodiversité
Verdiflor s’engage dans le Diag Biodiversité de Bpifrance pour renforcer son rôle d’acteur engagé pour le vivant
Faut-il nourrir les oiseaux en hiver ?
Icade et Verdiflor valident le renouvellement de la labellisation EcoJardin sur le parc Paris Orly-Rungis
Le label EcoJardin est la référence nationale en matière de gestion écologique des espaces verts. Créé en 2012 par Plante & Cité, il s’appuie sur un référentiel technique conçu avec des collectivités, des entreprises et des réseaux professionnels afin d’accompagner la transition écologique des pratiques d’entretien.
Son objectif est double :
- Diffuser les bonnes pratiques en matière de gestion des sols, de l’eau, de la biodiversité et des déchets verts.
- Valoriser les sites exemplaires qui mettent déjà en œuvre ces démarches responsables.
Les tiques : une présence qui en dit long
Avec les beaux jours, on se remet à marcher pieds nus dans l’herbe, à crapahuter dans les bois ou à jardiner tranquillement. Et avec tout ça… les tiques sont de retour. Redoutées pour leur piqûre parfois infectée, elles sont devenues en quelques années un véritable sujet de santé publique. Mais sait-on vraiment à quoi on a affaire ? D’où elles viennent, ce qu’elles font là, et comment cohabiter au mieux avec elles ? Tour d’horizon de ces petits acariens pas si anodins.
Une drôle de bestiole
La tique n’est pas un insecte mais un acarien parasite : elle se nourrit du sang de ses hôtes pour passer d’un stade à l’autre de sa vie – larve, nymphe, adulte. Chaque phase nécessite un repas sanguin, mais entre deux, elle peut patienter de longs mois, bien cachée dans la litière forestière. Et contrairement à une idée tenace, elle ne saute pas. Elle grimpe au sommet d’un brin d’herbe ou d’une fougère et attend le passage d’un animal pour s’y agripper. Cette technique porte un nom : la quête.
Le retour des oiseaux migrateurs
Ils arrivent !
Chaque printemps, ils reviennent. Après avoir passé l’hiver sous des latitudes plus clémentes, des espèces d’oiseaux migrateurs retrouvent nos paysages pour se reproduire. Ce voyage, souvent long et semé d’embûches, est une démonstration de l’incroyable capacité d’adaptation des oiseaux aux cycles de la nature.
Pourquoi les oiseaux migrent-ils ?
La migration des oiseaux répond à un besoin fondamental : trouver des conditions optimales pour se nourrir et se reproduire. En hiver, le froid et la diminution des ressources alimentaires en Europe poussent de nombreuses espèces à rejoindre l’Afrique ou le sud de l’Espagne. Avec le retour du printemps et des insectes, nos régions redeviennent des milieux favorables à la reproduction.
Les hérissons quasi-menacés d’extinction. Comment les accueillir au jardin ?
Espèce emblématique et appréciée de tous, le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) connaît un déclin alarmant depuis plusieurs décennies. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), cette espèce autrefois commune a vu son statut passer à “quasi menacé” dans certaines régions d’Europe, et notamment en France signalant l’urgence d’agir pour sa préservation. Les jardins privés jouent un rôle clé dans cette mission, offrant des refuges et ressources indispensables.
Un déclin inquiétant : comprendre les causes
En France, les populations de hérissons ont diminué de près de 30 % au cours des dix dernières années. Des études en Allemagne et en Belgique signalent même des disparitions allant jusqu’à 50% des populations.
Le déclin du hérisson s’explique par une combinaison de facteurs liés aux activités humaines. L’urbanisation constitue une menace majeure. Routes, clôtures infranchissables et zones densément construites fragmentent son habitat et rendent ses déplacements périlleux. Chaque année, entre 700.000 et 1 million de hérissons sont écrasés en France.
Sapins de Noël et Biodiversité : Comment faire un choix respectueux de l’environnement ?
Chaque année en France, près de 6 millions de sapins viendront embellir les foyers en attendant la veillée de Noël. Mais quelles sont les implications pour la biodiversité et le climat, et comment réduire son empreinte écologique tout en profitant de la magie de Noël ? Voici quelques pistes pour faire des choix éclairés.
L’impact des sapins naturels
Les sapins naturels proviennent de plantations dédiées, représentant environ 6 000 hectares cultivés en France, principalement dans des régions comme le Morvan et la Bourgogne. Il faut 5 à 10 ans de culture pour la plupart des sapins qu’on trouve dans le commerce… pour ne les garder que quelques semaines.
Les cultures intensives et monospécifiques de l’épicéa, du Nordmann ou du douglas limitent la diversité végétale et animale, car elles ne permettent pas le développement d’autres espèces végétales qui pourraient nourrir ou abriter divers animaux. De plus, l’utilisation fréquente de pesticides, herbicides et engrais chimiques dans ces plantations dégrade les sols, pollue les eaux souterraines et perturbe les écosystèmes locaux. Ces pratiques affectent directement les insectes et les micro-organismes essentiels à la santé des sols, tout en réduisant les habitats pour la faune sauvage environnante. Enfin, les techniques intensives favorisent une homogénéité qui ne soutient pas la résilience écologique face aux maladies ou aux changements climatiques.
Tailler ou non les haies entre mars et août ? Un point sur la réglementation et les enjeux écologiques
Ah, le dilemme des jardiniers : faut-il ou non tailler les haies pendant la période printanière et estivale où les oiseaux nichent et élèvent leurs petits ? Faut-il laisser les haies de charmilles se développer tout l’été au risque de retrouver sa terrasse envahie à l’heure de l’apéro ? C’est une question qui mérite d’être abordée en faisant appel à la réglementation et à la conscience écologique.
Que dit la réglementation ?
Depuis 2015, l’Arrêté du 24 avril 2015 relatif aux règles de bonnes conditions agricoles et environnementales interdit aux agriculteurs de tailler les haies entre le 1er avril et le 31 Juillet. Le non-respect de cette disposition est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende pour « atteinte à la conservation d’espèces animales non domestiques et pour destruction de leur habitat ».
Cette règlementation est en réalité inscrite au niveau européen et oblige les états membres à prendre une mesure sur « l’interdiction de tailler les haies et les arbres durant la période de reproduction et de nidification des oiseaux ». A titre de comparaison, d’autres États membres ont choisi des périodes plus longues que la France. Par exemple, en Irlande et au Royaume-Uni, la période retenue est du 1er mars au 31 août et en Allemagne, du 1er mars au 30 septembre.
Préparer son jardin à l’accueil de la faune en hiver
L’hiver apporte son lot de défis pour la vie sauvage, notamment pour les oiseaux, les insectes et les petits mammifères. Il est néanmoins possibilité d’aider ces groupes d’espèces en préparant les jardins de manière à fournir un refuge et des sources de nourriture pendant les mois froids. Voici quelques conseils pratiques pour préparer votre jardin afin d’accueillir la faune en hiver.
Fournir le couvert quand les ressources se font rares
Les arbustes et les arbres à baies sont une source essentielle de nourriture pour de nombreuses espèces d’oiseaux en hiver. Des plantes telles que le houx et le sorbier des oiseleurs (d’où son nom !) fournissent des baies riches en énergie. En ajoutant ces végétaux à votre jardin, vous offrez un festin à de nombreuses espèces d’oiseaux qui cherchent à reconstituer leurs réserves pendant la saison hivernale.
Installer des mangeoires pour oiseaux avec des graines riches en matières grasses, telles que les graines de tournesol et de chardon, peut attirer une variété d’oiseaux. On peut également mettre à disposition des fruits comme des pommes, des kakis, ou des fruits secs comme des noix et des noisettes pour les aider à maintenir leur énergie.
Propage, ou la chasse aux papillons pour la science
Il existe de nombreux programmes scientifiques ayant besoin de l’engagement des citoyens pour être menés à bien. Ce sont les sciences participatives !
A ce jour, de nombreux programmes de sciences participatives subsistent, permettant de rendre la science accessible à chaque citoyen, qui devient alors acteur en collectant des données exploitées par les scientifiques. Propage en fait partie.
Dans le parc d’activité d’Icade-Rungis, les sociétés Icade et CDC Biodiversité, le Muséum national d’Histoire naturelle et Sorbonne Université se sont associés pour proposer aux salariés une « Pause Nature ». Moment idéal pour participer à des programmes pour tenter d’identifier des hérissons, inventorier les insectes floricoles ou encore observer les oiseaux.
Dans le cadre de ce suivi, la société Verdiflor est en charge de réaliser également des observations sur la flore des prairies (programme Florilèges) et sur les papillons (Propage).
Le paillage : Pourquoi et comment ?
Le « paillage », qu’est-ce que c’est ?
Les sols remplissent une multitude de fonctions écologiques essentielles comme le stockage et l’épuration de l’eau, la rétention des polluants, le stockage du carbone ou encore la transformation des nutriments.
Le « paillage » consiste à protéger le sol et à renforcer les fonctions écologiques qu’il remplit en couvrant les zones de terre avec de la matière organique (feuilles broyées, paille, copeaux de bois, etc.).
Pourquoi pailler ?
Le paillage dans les massifs ou les potagers présente de nombreux avantages :
- Il évite la pousse des plantes non désirées
- Il permet de maintenir l’humidité du sol et de limiter les arrosages tout en améliorant leur efficacité
- Il permet d’éviter le phénomène de compaction de la terre et la formation d’une « croûte »
- Il permet de protéger les racines des végétaux contre le froid en hiver
- Il améliorer la structure et la composition du sol (décomposition du paillage organique en humus)
- Il crée un lieu propice aux insectes utiles au jardin
Cela permet une meilleure maîtrise des coûts d’entretien et de son empreinte environnementale en revalorisant les déchets verts sur site (et évitant ainsi l’export de déchets verts hors du site), tout en renforçant les aspects esthétiques des espaces.